L’ouverture

A propos

Le nom anglais donné à cette caractéristique est « The Third Place Is a Leveler » soit un lieu où « l’on se nivelle » de quelque manière que ce soit.

Oldenburg voit cette caractéristique comme le fait d’accepter toute personne, quel que soit son statut économique ou social, quelles que soient ses compétences ou quel que soit l’apport matériel qu’il pourrait apporter.

Il l’a nommé ainsi en référence aux « Levelers » (« Niveleurs » en français), membres d’un parti d’extrême gauche anglais du 17ème siècle, pendant la guerre civile, à qui il importait l’abolition de toute hiérarchie ou rang social et dont les principaux points de programme étaient :

  • la tolérance religieuse ;
  • le libre-échange économique ;
  • une extension du droit de vote ;
  • des droits garantis par une constitution écrite.

Oldenburg voir le tiers-lieu comme un lieu d’inclusion par nature de par ce principe d’égalité : « A place that is a leveler is, by its nature, an inclusive place. » … « The surrender of outward status, or leveling, that transforms those who own delivery trucks and those who drive them into equals, is rewarded by acceptance on more humane and less transitory grounds.« 

L’inclusion classique

L’inclusion peut prendre plusieurs formes : sociale, culturelle, du handicap physique, mental, de la différence , …

L’institutionnalisation des tiers-lieux fait perdre beaucoup de ses principes d’ouverture et d’inclusion à ces tiers-lieux. Il est donc important pour les tiers-lieux « classiques » de se rappeler ce qui les caractérise et faire évoluer ces principes en les améliorant et non régresser en les perdant et s’adaptant à ce qui devient la norme.

Dans certains cas, comme celui du handicap ou de la différence, « l’inclusion » en entreprise existe, elle est rare et, la plupart du temps, il faudrait parler « d’adaptation », raison pour laquelle on parle des « Entreprises de Travail Adapté » (anciennement « ateliers protégés »).
La majorité de ces lieux réalisent un travail à la chaîne, sans prise en compte des spécificités et où l’absence de réelle bienveillance amène à des abus.
Est-ce de l’inclusion que de faire travailler ensemble des personnes différentes à des tâches que les personnes « normales » ne veulent en général plus faire ? Ce n’est, en tout cas pas la forme d’inclusion défendue dans les caractéristiques du tiers-lieu.

Les moyens d’actions

En collaboration avec la Croix-Rouge française, l’initiative Liégeoise 11h22, anciennement Trak’In, dont les membres sont tous proches de différents tiers-lieux, a lancé des bases lors d’un atelier au Grand RamDam des Tiers-lieux de 2019 intitulé « Altérité : comment faire pour valoriser la différence dans nos tiers-lieux ?« .
Les buts étaient de chercher les moyens pour ré-imposer cette valeur et arriver à ce que normalité et différence soient sur un pied d’égalité au sein du tiers-lieu.