Caractéristiques

Ray Oldenburg a dégagé des tiers-lieux huit caractéristiques permettant d’en reconnaître un.

  • Terrain neutre : Les occupants du lieu sont libres et ont peu de responsabilités. Ils peuvent aller et venir comme bon leur semble
  • Ouverture : Aucune importance n’est accordée au statut social ou politique d’un membre afin d’assurer le sentiment d’appartenance à une communauté.
  • Communication : Celle-ci ne doit pas être la seule activité du tiers-lieu mais elle est importante, ainsi que le fait qu’elle s’organise de manière joyeuse et spontanée.
  • Accommodant : Les tiers-lieux doivent répondre aux besoins du plus grand nombre et faire en sorte que chaque membre ait le ressenti d’avoir tous ses besoins satisfaits.
  • Le noyau dur : Ce sont les personnes qui donneront au lieu son orientation et son ambiance, incitant la venue de nouveaux membres.
  • Un profil bas : Les tiers-lieux sont des lieux habituellement sains, sans extravagance mais avant tout chaleureux. Ils ne sont ni snobs, ni prétentieux et acceptent des personnes provenant de tous les milieux.
  • L’ambiance : L’ambiance dans un tiers-lieu est toujours joyeuse et les discussions se feront dans le respect l’un de l’autre, sur un ton amical.
  • Une maison hors de la maison : Le tiers-lieu offre à ses occupants de la chaleur et un sentiment de possession et d’appartenance qui amènera le tiers-lieu à être aussi ressourçant que sa propre maison.

Il est évident que, depuis 1989, celles-ci ont changé et qu’un tiers-lieu ne se caractérise plus seulement en analysant strictement ces caractéristiques.

Vous pourriez vous demander pourquoi, alors que l’on parle tant de ce sujet, le livre d’Oldenburg n’a jamais été traduit.

La raison en est, hélas, assez simple : bien qu’il théorise quelque chose d’intéressant dont les résumés semblent montrer une grande pertinence, c’est un ouvrage qui réussit l’exploit d’être indigeste alors que ne faisant que 42 pages. Sa seconde édition, en faisant plus de 350, n’est pas traduite non plus alors qu’elle aborde des thèmes importants telle que la politique, mais il ne

Il est mal écrit, tire en longueur, est rempli d’argots et expressions purement américaines et décrit une réalité qui n’est celle que des Etats-Unis, décrite par un homme ayant la mentalité misogyne de l’époque.
Par exemple, il introduit la caractéristique « A Home away from Home » par ces mots :

If such establishments as the neighborhood tavern were nearly as bad as generations of wives have claimed them to be, few of the ladies should have found much reason to be concerned. The evil houses would have fallen of their own foul and unredeeming character. In fact, however, third places compete with the home on many of its own terms and often emerge the winner.

The Great Good Place – Ray Oldenburg

Il ne faut donc pas oublier que le « First place » et le « Second Place », le domicile et l’emploi, que l’on fuit grâce à un tiers-lieu, sont surtout les représentations de : la femme et le patron…